Innovations issues de la recherche publique, propulsées par la valorisation.

[Nourrit] FreshFish : mieux garantir la fraîcheur des produits de la mer

le 21-05-2026 , https://sattnord.fr
Comment m’assurer que les produits que j’ai achetés à la poissonnerie soient réellement frais et n’aient pas subi de congélation ? En effet, une partie croissante des produits de la mer dits « frais » est décongelée. Lorsque c’est le cas, la loi stipule que les commerçants doivent le préciser sur les étiquettes de leurs produits. Cependant, les contrôles qui permettent d’authentifier la fraîcheur des produits sont de deux sortes : (1) des analyses sensorielles réalisées par des techniciens dont la fiabilité n’est pas sans défauts (2) des analyses physico-chimiques fiables mais valables uniquement pour certaines espèces. Ainsi, l’équipe scientifique mentionnée précédemment a décidé de se lancer dans le projet FreshFish afin de développer et d’affiner durant huit ans une solution simple à mettre en place et permettant des résultats fiables en quelques minutes. Grâce à la SATT Nord qui a détecté le potentiel du projet puis l’a accompagné durant son développement, cette innovation a été transférée vers Nouvelles Vagues, structure impliquée dans le contrôle qualité et la valorisation des produits aquatiques, grâce à la signature d’une licence d’exploitation exclusive. En plus d’avoir été un partenaire qui a permis de tester et valider en conditions réelles le projet, Nouvelles Vagues est désormais le seul laboratoire à pouvoir proposer la méthode d’analyse FreshFish à ses clients. Résultat : une meilleure traçabilité des produits de la mer tout au long de la chaîne. Les fournisseurs peuvent ainsi mieux détecter les fraudes existantes et mieux justifier de la conformité de leurs produits. Les clients sont mieux informés de la qualité des produits qu’ils consomment. Prochaine étape pour le'équipe de recherche : rendre la solution compatible à toujours plus d’espèces aquatiques.
Une innovation pour une meilleure traçabilité des produits de la mer, issue du laboratoire BioEcoAgro de l’Université du Littoral Côte d’Opale et de l’UMR5095-IBGC (CNRS, l’Université de Bordeaux) et propulsée par la SATT Nord

[Protège] Purenat : un textile capable de filtrer l'air et détruire ses polluants organiques

le 09-04-2026 , https://www.pure-nat.com
La pollution de l’air intérieure touche plus le monde vivant qu’on le pense. En effet, l’OMS la place en quatrième cause de décès à l’échelle mondiale. Elle est aussi le second facteur déclencheur de cancer du poumon derrière le tabagisme. Pour s’en protéger en intérieur, nous avons principalement recours à des filtres à air de plus en plus performants. La majorité de ceux utilisés à l’heure actuelle fonctionnent comme des récupérateurs qui accumulent les polluants et doivent donc être changés régulièrement. En alourdissant le fonctionnement des systèmes de ventilation, cette accumulation peut résulter en une augmentation des besoins en énergie des bâtiments. Pour remédier à ces problématiques santé et environnement, Purenat a développé un filtre qui capte et détruit les polluants organiques de l’air. Un résultat permis grâce à la mise au point d’un tissu composé — et non plus seulement enduit — d’un agent actif qui s’attaque aux polluants chimiques, aux virus et aux bactéries. Au-delà des bénéfices en santé évidents, qui dit destruction dit fin de captation des filtres et donc moins de déchets liés à leur remplacement ainsi qu’une consommation énergétique des bâtiments plus douce. La solution Purenat est adaptée à tous types de constructions : de l’habitation à l’infrastructure de production industrielle.
Une innovation qui nous protège de la pollution de l’air proposée par la start-up Purenat et propulsée par la SATT Aquitaine Science Transfert

[Nourrit] Algaedonia : explorer tout le potentiel des algues de Nouvelle-Calédonie

le 18-06-2026 , https://www.youtube.com
Après avoir dédié leurs thèses respectives à l’étude d’espèces d’algues spécifiques dans deux régions différentes du globe, Laura LAGOURGUE et Lydiane MATTIO ont voulu se pencher sur le cas précis de la riche flore marine de Nouvelle-Calédonie. En effet, on y compterait pas moins de 1000 espèces différentes que des équipes ont progressivement répertoriées. Au-delà de l’avoir fait pour être en meilleur connaissance de l’écosystème local, il s’agissait également d’identifier celles qui présenteraient le meilleur potentiel de culture à des fins économiques. Au départ, il était question de relancer la culture d’espèces locales traditionnellement cuisinées, mise de côté et remplacée par des importations. Mais les recherches se sont étendues au-delà des sujets d’alimentation puisque les algues peuvent servir dans de nombreux cas pratiques : (1) entrer dans la composition de bioplastiques ou d’engrais agricoles (2) purifier des eaux polluées au nitrate et au phosphate (3) être cultivées dans des zones d’élevage marin afin de se nourrir des déjections animales et ainsi y purifier l’eau. Les travaux sont en cours pour la start-up afin de faire regagner leur place aux algues de l’archipel.
Algaedonia est une start-up néo-calédonienne créée en 2024, issu des travaux de recherche de deux chercheuses de l’IRD, qui explore les potentiels d’innovation des algues de la région

[Nourrit] Les Nouveaux Affineurs : proposer une alternative végétale au fromage inspirée par ses goûts et techniques

le 28-05-2026 , https://www.inrae.fr
Le fromage et l’industrie laitière au sens large soulèvent, tout comme l’élevage en général, diverses problématiques : environnement, éthique, durabilité, travail, etc. Ainsi, la place du végétal dans nos assiettes occupe une place de plus en plus importante dans les débats autour de l’alimentation. Ce constat va de pair avec une part grandissante de la population qui consomme moins voire plus du tout de produits d’origine animale ainsi qu’une offre accrue d’alternatives végétales à ces produits. C’est le cas notamment du fromage avec ce qu’on appelle les « fauxmages ». Les Nouveaux Affineurs ont été des précurseurs sur ce terrain en France puisque le projet a été initié en 2017 avec le montage de l’entreprise et du laboratoire afin de pouvoir expérimenter et prototyper. Leur but : s’inspirer des goûts et des techniques de fabrication du fromage pour tenter de s’en rapprocher avec des ingrédients d’origine végétale tout en cherchant à découvrir les nouvelles voies à explorer. Pour ce faire, Les Nouveaux Affineurs a pu s’appuyer d’une part sur son incubation au sein du Food’Inn Lab d’AgroParisTech et d'autre part sur l’expertise scientifique de différentes entités. Celle des équipes de recherches en procédés et microbiologie alimentaire de l’INRAE que l’entreprise a consultées. Mais également celle de l’Unité mixte de recherche sur le fromage (UMRF) d’Aurillac, avec le soutien de Carnot Qualiment, avec laquelle un partenariat a été créé. Résultat : plusieurs de leurs références sont aujourd’hui distribuées dans les rayons frais de grandes enseignes nationales de la grande distribution, rendant les alternatives végétales au fromage plus accessibles au grand public.
Une innovation au niveau des faux-mages, substituts végétaux aux fromages à base de lait animal, issue du Food’Inn Lab d’AgroParisTech et accompagnée par l’INRAE et Carnot Qualiment

[Protège] P-layer : gérer la lumière du soleil grâce à un vitrage intelligent photovoltaïque

le 16-04-2026 , https://www.conectus.fr
Ressource vitale par excellence, le soleil est un élément associé au retour des plantes qui bourgeonnent au printemps ou à la chaleur des vacances et au chant des cigales en été. Avec le changement climatique qui s’intensifie année après année, les fortes chaleurs plus récurrentes peuvent le rendre, à l’inverse, plus difficile à supporter. Pour pallier ce dernier aspect, la transition énergétique vers des solutions plus durables est nécessaire afin de contenir la hausse des températures moyennes. En parallèle, il est primordial de tenir compte de ce facteur lors des réflexions autour de projets d’aménagement du territoire, d’urbanisme ou de construction de nouveaux bâtiments qui intègrent de plus en plus de grandes surfaces vitrées. La start-up P-layer a bien intégré tous ces différents aspects qui l'ont motivée à développer sa solution de vitrage intelligent. Proposée en verre ou en polycarbonate, cette surface autonome, réglable et auto-alimentée est capable de s’opacifier quasi-instantanément sous la lumière selon des seuils choisis. Mais la solution de P-layer ne se limite pas à masquer la lumière puisqu’elle est dotée de cellules photovoltaïques lui permettant de produire de l’énergie grâce à cette même lumière. Aujourd’hui proposée pour les bâtiments, cette technologie prometteuse pourra être déclinée à tout un tas de scénarios : serres (agricole), véhicules (transport), optique (médical), etc. P-layer exploite une technologie issue du laboratoire de recherche public ICube (Université de Strasbourg, CNRS, INSA Strasbourg, ENGEES, Inria Strasbourg), investi sur des projets en sciences de l’ingénieur, informatique et imagerie, en collaboration avec l’Université de Southampton.
Une innovation qui nous protège du soleil, proposée par la start-up strasbourgeoise P-layer et propulsée par la SATT Conectus